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Trois bars de votre rue programment le même soir : comment arrêter de vous prendre vos clients

Par Roland4 min de lecture26 août 2026
Photo libre de droits · CC0 1.0, domaine public
L'essentiel4 points · 1 min
  1. La concurrence d'un bar de quartier se joue à l'échelle de la rue et d'un même créneau, pas à l'échelle de la ville.
  2. Le vendredi et le samedi sont saturés partout : c'est en semaine que se gagnent les soirées qui remplissent réellement.
  3. Un calendrier partagé entre voisins coûte un message et évite trois salles à moitié pleines le même soir.
  4. Deux formats qui visent des publics vraiment différents peuvent tenir le même soir dans la même rue sans se gêner.

Ou faites-le résumer par

Vous programmez une soirée le vendredi. Le bar d'en face aussi. Celui du coin a mis un concert. Vous vous partagez à trois le même public de quartier, et aucun des trois ne fait sa soirée.

Pourquoi programmer en même temps divise au lieu d'additionner

Le nombre de personnes qui sortent dans votre quartier un vendredi soir bouge peu d'une semaine à l'autre. Il ne double pas parce que trois établissements programment ensemble. Il se divise. C'est tout.

C'est une différence de nature avec la concurrence dont parlent les guides de gestion. Vous ne perdez pas des clients au profit d'une meilleure offre. Vous perdez une soirée parce que trois offres correctes se sont annulées entre elles.

La semaine, vue depuis le trottoir

SoirCe qui s'y passe déjà dans le quartierCe que ça laisse
LundiPresque rienTerrain libre, mais peu de sorties
Mardi, mercrediFormats récurrents, quiz, jeuxBeaucoup de place, public régulier
JeudiAfterworks, réseau, freelancesPlace moyenne, public qui consomme
Vendredi, samediTout le mondeSaturé, la programmation ne change rien
DimancheBrunchs, formats calmesTerrain libre, public familial

Programmer un jeudi contre personne rapporte plus que programmer un vendredi contre deux voisins. Nos 4 animations pour remplir la semaine et nos formats pour un soir creux sont faits pour ces créneaux.

Option 1 : échanger ses dates

La plus simple, et de loin la plus rentable. Un message envoyé avant de figer votre mois, uniquement pour signaler vos dates.

Vous n'avez pas besoin de dire ce que vous programmez, seulement quand. Cela suffit à éviter la moitié des collisions sur un trimestre. Commencez par celle-là. Vraiment.

Option 2 : la soirée commune

Un parcours entre plusieurs lieux du quartier, avec un tarif ou un fil conducteur partagé. Elle attire un public qui ne serait venu pour aucun établissement pris isolément.

Une précision qui a son importance : informer ses voisins de ses dates, ou monter un événement ensemble, n'a rien à voir avec s'entendre sur qui prend quel soir. Se répartir des créneaux entre concurrents est un accord entre entreprises concurrentes, et ce terrain-là ne s'improvise pas sur un coin de comptoir. Restez sur l'information et sur l'organisation commune.

OptionCe que ça demandeCe que ça rapporte
Échange de datesUn message avant de figer le calendrierAucune date en doublon
Soirée communeUne organisation partagée, un parcoursUn événement qui attire de l'extérieur
Affrontement assuméUn format vraiment différentDeux publics distincts sur le même soir

Option 3 : y aller quand même

Se répartir les soirs ne veut pas dire renoncer au vendredi. Affronter la concurrence directe se justifie dans un cas : quand votre format ne s'adresse pas au même public.

Un afterwork professionnel et un concert le même jeudi ne se disputent pas les mêmes gens. Une soirée jeux de société et une soirée sport non plus. Ce qui compte n'est pas le soir. C'est le public visé. C'est d'ailleurs le raisonnement de notre guide sur l'afterwork et la clientèle de bureau : ce public sort tôt, part vers 21 heures, et libère la salle pour autre chose.

Le détail qui décide de qui garde le créneau

Celui dont les dates sont visibles en premier. Si vos prochaines soirées sont publiées quelque part de consultable, vos voisins les voient et se calent autour. Si elles vivent dans un cahier, ils ne peuvent pas.

C'est l'usage le moins évident de votre page publique : elle ne sert pas qu'à vos clients, elle sert aussi à ce que le bar d'en face sache ce que vous faites le 12.

Ce qu'on fait dès lundi

  • Envoyez vos dates du mois à vos deux voisins les plus proches, sans détailler le contenu et sans convenir de qui prend quel soir.
  • Déplacez ce qui tombe un vendredi vers le mardi, le mercredi ou le jeudi.
  • Publiez votre calendrier quelque part de consultable : c'est ce qui fait garder un créneau.
  • Gardez le vendredi uniquement pour un format qui vise un public que personne d'autre ne vise.

Questions fréquentes

Faut-il éviter de programmer le même soir qu'un bar voisin ?

Dans la plupart des cas, oui. Le nombre de personnes qui sortent dans un quartier un soir donné reste à peu près stable : deux soirées programmées en même temps à trois cents mètres se partagent le même public au lieu de l'élargir. Il existe une exception, quand les deux formats visent des publics vraiment différents.

Comment s'organiser avec les bars voisins sans leur donner ses idées ?

La forme la plus simple ne demande aucune confidence : un message envoyé avant de figer votre calendrier, uniquement pour signaler vos dates. Vous n'avez pas besoin de dire ce que vous programmez, seulement quand, et vous ne convenez de rien. Informer ses voisins n'est pas la même chose que s'entendre avec eux sur qui prend quel soir, ce qui relève d'un tout autre terrain.

Quel soir programmer quand le vendredi est saturé dans le quartier ?

Le mardi, le mercredi et le jeudi laissent beaucoup plus de place. Le public y est moins nombreux mais plus régulier, et il consomme souvent davantage parce qu'il vient pour un format précis plutôt que pour sortir. Le jeudi convient bien aux formats orientés bureau et réseau, qui libèrent la salle vers 21 heures.

Deux bars peuvent-ils organiser une soirée commune ?

Un parcours entre plusieurs lieux du quartier attire un public qui ne serait venu pour aucun des établissements pris isolément, et c'est une organisation commune, pas un partage de marché. Elle demande de la confiance et un minimum de cadrage : qui encaisse quoi, qui déclare la diffusion musicale, et qui est responsable de quoi entre deux lieux. Commencez par l'échange de dates avant d'envisager ce format.