Ou faites-le résumer par
Vous exportez votre visuel, vous le postez en story, vous l'imprimez pour la vitrine. Un seul fichier, deux usages, et vous venez d'en rater un des deux. Ce ne sont pas deux formats du même message : ce sont deux messages.
Regardez ce que fait chacun au moment où il rencontre votre visuel.
Devant l'affiche, quelqu'un marche. Il ne cherchait pas votre soirée, il passe. Comptez deux secondes d'attention et un mètre de distance : c'est peu, et c'est plutôt optimiste. S'il ne comprend pas de quoi il s'agit et quand, il continue.
Devant la story, quelqu'un est assis, seul, le téléphone à bout de bras. Il a le doigt sur l'écran et son geste par défaut est de passer à la suivante. Il ne lui manque pas de la lisibilité, il lui manque une raison de ne pas balayer.
| Ce qui change | L'affiche | La story |
|---|---|---|
| Distance de lecture | Un mètre, parfois trois | À bout de bras |
| Temps accordé | Le temps de passer devant | Le temps d'un balayage |
| Geste par défaut | Continuer à marcher | Balayer vers la suivante |
| Ce qui retient | La lisibilité | La curiosité |
| Ce qui suit | Se souvenir de la date | Toucher le lien maintenant |
La dernière ligne est celle qui décide de tout le reste. Une affiche demande à quelqu'un de MÉMORISER. Une story lui demande d'AGIR pendant qu'il est là.
Trois informations, pas quatre. Le format de la soirée, la date avec le jour de la semaine, et de quoi vous retrouver. Ce dernier point dépend d'où l'affiche est posée : dans votre propre vitrine, le nom du lieu est une information gaspillée et la place vaut mieux pour l'heure ; chez un commerçant voisin ou sur un panneau, il devient indispensable.
Le jour de la semaine compte autant que la date. « Jeudi 16 octobre » se retient, « 16 octobre » demande un calcul que personne ne fait sur le trottoir.
Ce qui n'a rien à faire sur une affiche : le programme heure par heure, le tarif détaillé par catégorie, les mentions de partenaires, une adresse complète avec le code postal. Tout cela est vrai, tout cela est utile, et tout cela se lit à un mètre pendant vingt secondes. Personne ne vous accorde vingt secondes.
Un test simple avant d'imprimer. Posez le visuel par terre et reculez de deux pas. Si vous ne lisez pas le format et le jour, votre client non plus.
Une accroche, une preuve, une action. Dans cet ordre.
L'accroche n'est pas le nom de la soirée, c'est ce qui va se passer. « On refait un blind test jeudi » arrête plus de monde que « Blind Test #12 ». La preuve est une image de la dernière fois, pas un visuel dessiné : une salle pleine, des gens qui rient, une photo prise à 22h. L'action est le lien, et le mieux est qu'il soit touchable sans quitter la story.
C'est là que la story a un avantage que l'affiche n'aura jamais : le lien se touche pendant que l'envie est là. Encore faut-il qu'il mène quelque part de précis. Une page dédiée à cette soirée-là fait le travail ; un renvoi vers la page d'accueil le défait.
La preuve mérite un mot, parce qu'elle est la partie qu'on n'a jamais sous la main. Une photo de la salle à 22h ne se prend pas quand on est au bar les deux mains prises. Prenez-la à 21h, avant le rush, ou demandez à l'extra de faire trois photos dans la soirée : c'est une consigne de dix secondes qui vous fournit le stock de tout le trimestre.
Deux erreurs fréquentes. Poster l'affiche telle quelle, avec ses marges blanches et son texte minuscule au centre de l'écran. Et renvoyer vers la bio quand le lien peut vivre dans la story : le lien en bio reste un emplacement utile et traçable, notamment pour un profil qu'on visite, mais il demande un geste de plus au moment précis où l'envie est là.
Sur ce que vous apprend le canal une fois la soirée passée, notre article sur l'attribution des inscriptions donne la méthode pour savoir si la story a rempli ou si c'est autre chose.
Vous n'avez pas besoin de deux idées. Vous avez besoin d'un contenu et de deux montages.
| L'information | Sur l'affiche | Sur la story |
|---|---|---|
| Le format | En gros, en haut | Dit en une phrase, pas écrit en titre |
| Le jour et la date | Jour de la semaine + date, très lisible | En bas, plus petit, sous l'accroche |
| Le lieu | Le nom seul, sans adresse | Inutile, le compte le dit déjà |
| Le prix | Seulement s'il est simple | Dans la phrase, jamais en pastille |
| L'action | Rien, l'affiche ne clique pas | Le lien, en haut ou au centre |
| La preuve | Rien, pas de place | Une photo de la dernière fois |
Le prix mérite un mot. Sur une affiche, un tarif unique se met ; une grille de trois tarifs ne se met pas, elle brouille les trois secondes. Si vous avez plusieurs tarifs, l'affiche annonce le plus bas suivi du mot « à partir de », et le reste vit sur la page de la soirée.
Pour les visuels eux-mêmes, générer l'affiche et la story de votre soirée part des informations que vous avez déjà saisies, ce qui évite au moins de retaper la date à trois endroits.
Deux cas où ces règles se déplacent. Une soirée de quartier, elle, se gagne en vitrine et chez les commerçants voisins, comme le décrit notre article sur le partenariat de quartier. Et un rendez-vous qui revient chaque mois change complètement l'exercice : l'affiche devient un repère plutôt qu'une annonce, ce que détaille notre article sur la soirée récurrente.
Non, et l'un des deux en pâtit toujours. Une affiche est lue à un mètre par quelqu'un qui marche et doit tenir en trois informations très lisibles ; une story est vue à bout de bras par quelqu'un qui fait défiler et doit donner une raison de s'arrêter puis un moyen d'agir. Gardez le même contenu, faites deux montages différents.
Trois informations, pas quatre : le format de la soirée, le jour de la semaine accompagné de la date, et le nom du lieu. Le jour de la semaine compte autant que le chiffre, car « jeudi 16 octobre » se retient alors que « 16 octobre » demande un calcul que personne ne fait sur un trottoir. Le programme détaillé et la grille tarifaire n'y ont pas leur place.
Posez-la par terre et reculez de deux pas, ce qui reproduit à peu près la distance et l'angle d'un passant. Si vous ne lisez pas immédiatement le format et le jour, votre client ne les lira pas non plus. Ce test prend dix secondes et il élimine la moitié des affiches trop chargées avant l'impression.
Un tarif unique se met sans problème, il rassure et il évite une question. Une grille de trois tarifs ne se met pas : elle consomme les deux secondes d'attention dont vous disposez. Dans ce cas, annoncez le tarif le plus bas précédé de « à partir de » et laissez le détail complet vivre sur la page de la soirée.