Ou faites-le résumer par
L'email de démarchage arrive dans un standard, et il y reste. Le compte Instagram d'une entreprise, lui, est tenu par quelqu'un dont c'est le travail de lire les messages. Cette personne connaît l'équipe, et elle sait à qui transmettre.
Vous trouvez une adresse en contact arobase quelque chose. Vous écrivez un message correct, avec votre capacité et vos tarifs. Personne ne répond.
Ce n'est pas surprenant. Sur le même relevé, 83 % des entreprises laissent une adresse email publique, mais 17 % seulement laissent le nom d'une personne. Vous avez donc écrit à une boîte, pas à quelqu'un.
Et une boîte générique ne transmet une proposition commerciale que si elle tombe au bon moment, sur la bonne personne, un jour calme.
Voici ce que nous avons trouvé en cherchant les comptes Instagram de ces mêmes entreprises :
| Ce qu'on cherche | Ce qu'on trouve |
|---|---|
| Entreprises avec un compte Instagram identifiable | près de 6 sur 10 |
| Comptes identifiés avec certitude | la quasi-totalité de ceux trouvés |
| Entreprises laissant le nom d'une personne joignable | moins de 2 sur 10 |
| Entreprises laissant une adresse email publique | plus de 8 sur 10 |
*Relevé Event Tap d'août 2026, sur 3 465 entreprises à identifiant SIREN unique, concentré à 44 % sur l'Île-de-France. C'est un relevé de ce qui est publiquement trouvable, pas de ce qui existe.*
Le rapprochement des deux dernières lignes est tout l'intérêt. Vous trouvez une adresse email quatre fois plus souvent qu'un nom, mais vous trouvez un compte Instagram presque aussi souvent qu'une adresse. Or derrière un compte, il y a toujours quelqu'un.
Un fil d'entreprise raconte son année. Les photos d'équipe, les recrutements annoncés, les anniversaires, les séminaires. Vous y lisez le rythme.
Trois choses à repérer en deux minutes : est-ce qu'ils publient des moments d'équipe, à quel rythme, et où. Si le dernier pot de départ a été photographié dans leurs propres locaux, c'est votre ouverture. S'ils sortent déjà, regardez où.
Le fil dit aussi si l'entreprise a une culture d'événements internes. Certaines n'en font jamais. Autant le savoir avant d'écrire.
| Ce qui marche | Ce qui ferme la porte |
|---|---|
| Suivre le compte, réagir à deux ou trois publications sur quelques semaines | Un message privé commercial en premier contact |
| Un message court qui cite un contenu précis d'eux | Un message identique envoyé à trente comptes |
| Proposer une date, pas un catalogue | Envoyer un tarif avant d'avoir échangé |
| Demander à qui adresser la proposition | Insister quand la réponse tarde |
La règle tient en une ligne : le compte sert à obtenir un nom, pas à conclure. Une fois que vous avez ce nom, vous repassez par l'email, qui laisse une trace écrite et qui se transmet en interne.
Ce que vous proposez ensuite compte évidemment. Le quiz d'entreprise privatisé demande peu d'engagement pour un premier essai, et le suivi après une privatisation est ce qui décide si le groupe revient. Pour faire ce repérage en continu, la prospection de groupes surveille ces comptes à votre place.
Près de six sur dix, d'après un relevé Event Tap d'août 2026 portant sur 3 465 entreprises françaises à identifiant SIREN unique. C'est presque aussi fréquent qu'une adresse email publique, et beaucoup plus fréquent qu'un nom de personne joignable, qu'on ne trouve que dans moins de deux cas sur dix.
Oui, mais pas en premier contact et pas pour vendre. Un message privé commercial envoyé sans historique est traité comme du spam. La bonne séquence consiste à suivre le compte, réagir à quelques publications sur deux ou trois semaines, puis écrire un message court pour demander à qui adresser une proposition.
Trois choses en deux minutes : est-ce qu'elle publie des moments d'équipe, à quel rythme, et dans quel lieu. Une entreprise qui photographie ses pots de départ dans ses propres bureaux n'a pas encore de lieu attitré. Une entreprise qui ne publie jamais de moment collectif n'organisera probablement rien chez vous.